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Coca-Cola
Autrefois, une boisson n'était qu'un simple liquide aromatisé utilisé pour étancher la soif. Dans l'Amérique des années 1950, elle était conditionnée comme un "coup de fouet" formulé scientifiquement, une "pause" psychologique socialement approuvée au sein de la machinerie vrombissante de l'économie d'après-guerre. Cet artefact est un portail. Il nous ramène au milieu des années 1950, une époque définie par un optimisme aveugle, l'explosion de la consommation de masse et l'aube absolue des médias télévisés. Ici, nous rencontrons un fantôme de la culture pop aujourd'hui oublié : le "Sprite Boy" de Coca-Cola. Il s'agit d'une publicité imprimée vintage, certes. Mais plus profondément, c'est un plan précoce de synergie d'entreprise transmédia. Il capture parfaitement la façon dont Coca-Cola a militarisé les métaphores sensorielles de l'imprimé (étincelles, énergie, piquant) pour diriger les consommateurs vers un format médiatique naissant : le programme télévisé parrainé par l'entreprise. Il documente comment un sirop gazeux s'est inextricablement lié au temps libre de la classe moyenne américaine.