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Renault
Dans les annales du sport automobile, les véritables révolutions naissent rarement d'un succès immédiat. Elles sont généralement forgées dans les feux de l'humiliation publique, des pannes mécaniques et d'une persévérance obstinée et visionnaire. Avant l'ère moderne des groupes propulseurs hybrides ultra-efficaces, la Formule 1 était dominée par une philosophie unique et fiable : le moteur atmosphérique de 3,0 litres (le plus célèbre étant l'omniprésent Ford Cosworth DFV). Puis vint Renault. En 1977, le constructeur français n'est pas entré en F1 pour se conformer ; il y est entré pour bouleverser. Ils ont choisi une faille dans le règlement qui permettait d'utiliser des moteurs à induction forcée de 1,5 litre — une voie si complexe et semée de problèmes de fiabilité que les écuries britanniques bien établies l'ont totalement rejetée. L'artefact qui se trouve devant nous — une page du numéro de mars 1980 du magazine Motor Trend — capture le moment historique précis où les rires se sont arrêtés. Il documente la réhabilitation du V6 turbocompressé. Ce magnifique écorché technique illustre non seulement une voiture, mais aussi le plan d'un changement de paradigme qui modifiera de façon permanente la trajectoire du sport automobile mondial.